Prêts immobiliers

4 Mai 2026

Les barèmes de crédit immobilier bougent peu en mai 2026, mais les banques n’appliquent pas toutes la même stratégie. Les taux moyens restent proches d’avril, avec des écarts notables selon les profils.

À retenir
  • En mai 2026, les taux moyens restent proches d’avril, avec des ajustements limités selon les profils.
  • Repères : 3,20% sur 15 ans3,38% à 3,42% sur 20 ans3,50% à 3,65% sur 25 ans (selon les courtiers).
  • Les banques appliquent des stratégies divergentes : certaines haussent leurs barèmes de 10 à 20 points de base, d’autres baissent pour capter des dossiers.
  • Comparer peut faire gagner plusieurs dizaines de points de base, avec un coût total pouvant varier de plus de 10 000 euros.
  • Deux vigilances : l’évolution de l’OAT 10 ans (3,6% à 3,7%) et le taux d’usure, surtout si l’assurance est chère.

Début mai 2026, les taux de crédit immobilier se réajustent légèrement, sur un marché partagé entre stabilisation et petites tensions. Au total, la situation demeure plutôt favorable aux emprunteurs capables de mettre les banques en concurrence et de négocier.

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Quels taux moyens les courtiers constatent-ils en mai 2026 ?

Les niveaux moyens observés restent très proches de ceux d’avril, avec seulement quelques hausses marginales selon les dossiers. Les repères du moment se situent autour de 3,20% sur 15 ans, 3,38% à 3,42% sur 20 ans et entre 3,50% et 3,65% sur 25 ans.

Baromètre des taux moyens début mai (par réseau)

  • Sur 15 ans : 3,20%.
  • Sur 20 ans : 3,38%.
  • Sur 25 ans : 3,50%.

Taux moyens constatés par les réseaux de courtage, sur la base des barèmes fournis par les banques. Ils ne tiennent pas compte du coût de l'assurance emprunteur.

Des banques qui montent… et d’autres qui baissent

Certaines banques relèvent leurs taux de 10 à 20 points de base, sur fond de tensions géopolitiques et de hausse des coûts de refinancement.

À l’inverse, d'autres acteurs font le choix de baisser leurs grilles pour rester compétitifs et capter de nouveaux dossiers. Ces ajustements rapides entretiennent un effet de « yoyo » sur les barèmes, avec des différences marquées selon les profils et les canaux de distribution.

Négociation : des écarts qui peuvent coûter cher

La concurrence reste active, et la négociation continue de jouer. Sur un même projet, des différences de taux peuvent encore atteindre plusieurs dizaines de points de base, avec à la clé des écarts de coût du crédit pouvant dépasser 10 000 euros.

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Marchés financiers : une accalmie qui ne règle pas tout

L’environnement de fond demeure incertain. L’OAT à 10 ans, un indicateur suivi de près pour le crédit immobilier, évolue autour de 3,6% à 3,7% après les tensions d’avril. Cette stabilisation n’efface toutefois pas les inquiétudes sur la suite : certains acteurs anticipent un possible durcissement des conditions de financement dans les prochains mois, notamment avec des risques inflationnistes et de potentielles hausses de taux directeurs.

Taux d’usure : un point de vigilance pour certains profils

Meilleurtaux signale aussi un sujet à surveiller : le taux d’usure. S’il ne bloque pas le marché à ce stade, son évolution pourrait de nouveau compliquer certains dossiers, notamment les emprunteurs les plus fragiles ou ceux présentant un coût d'assurance élevé.

Ce qui fait la différence pour obtenir un bon taux

Malgré ces éléments, le crédit immobilier reste accessible aux emprunteurs préparés. Les banques continuent d’alimenter la production, notamment via des offres ciblées et des conditions négociées. L’apport, la stabilité des revenus et le reste à vivre, ainsi que la comparaison des établissements, restent des leviers déterminants pour viser les meilleures conditions.

Écrit par
La rédaction Meilleurtaux